Les émotions sont vitales à notre fonctionnement social et professionnel. Elles prennent une part très importante dans nos décisions « rationnelles » et pour cette raison il est intéressant de les connaître le mieux possible. Les émotions sont une source d’énergie mais elles peuvent aussi être à l’origine des blocages : l’inquiétude de ne pas être à la hauteur ou la peur de mal faire empêchent un décideur d’agir ; la crainte de déranger l’autrui ou la fierté empêchent de demander de l’aide ; la joie d’avoir réussi est une récompense pour le travail…
Pour arriver à prendre du recul et sortir d’un comportement automatique et inefficace, il faut travailler en amont des comportements, c’est-à-dire apprendre à identifier les émotions et les pensées, et non pas en aval des comportements, c’est-à-dire modifier les manières de faire.
Les émotions primaires (ou fondamentales) ont contribué de tout temps la préservation de l’espèce humaine et elles sont communément reconnues comme :
- la peur (mobilise les ressources pour faire face au danger ou pour l’éviter)
- la colère (intimider l’adversaire afin d’éviter le combat ou de le gagner)
- le dégoût (préserve l’ingestion des produits toxiques ou malpropres)
- la surprise (pousse à la découverte et à l’amélioration des conditions de vie)
- la tristesse (tout comme la douleur, elle permet d’anticiper une perte nocive)
- la joie (pousse à aider l’autrui et éprouver le bien-être de la créativité et du surpassement de soi-même)
Le manque de maîtrise des émotions provoque toujours des difficultés dans les relations avec l’entourage. Grâce aux techniques d’ancrage nous pouvons assez rapidement nous mettre dans les états émotionnels précis : l’enthousiasme, le sérieux, la nostalgie, la joie, la tristesse…
En revanche, la maîtrise des mécanismes émotionnels nous offre un outil très efficace pour influencer nos interlocuteurs et permet de mieux les convaincre en utilisant les arguments ciblés.
